DANS MA BIBLIOTHÈQUE À SOUVENIRS

 

Coproduit par la ville du Chambon-Feugerolles et le Chok Théâtre,

Soutenu par la ville de Saint-Étienne, le Département de la Loire et la Spedidam

 

Distribution : Nina Bianchi, Lily Jallet, Isabelle Bianchi
Mise en scène : Robert Bianchi
Scénographie : Didier Pourrat
Musique : Tom Jallet
Création lumière : Guillaume Merten

Mina grandit sans aucun souvenir de sa mère décédée lorsqu’elle avait 8 ans. Elle va traverser l’adolescence pour devenir une femme toujours à l’affût de son histoire. Elle s’amusera à faire du tri dans cette mémoire si complexe afin de choisir les histoires de vie qu’elle souhaite ranger dans sa bibliothèque à souvenirs. »

« Dans ma bibliothèque à souvenirs » est un moment suspendu autour de ce mécanisme complexe qu’est la mémoire, une réflexion naturelle où les corps et voix des comédiennes deviennent outils de recherche. Le fil conducteur sera cette mémoire qui lie les êtres et les époques, qui permet de comprendre et d’éviter les éternels recommencements.
La mémoire est belle lorsqu’elle permet le souvenir de moments créatifs, heureux et constructifs,
La mémoire est douloureuse lorsqu’elle rappelle et fait ressurgir les tragédies, les drames de la vie.
Pourtant, même lorsqu’elle engendre des souffrances, elle permet d’avancer, de prendre des décisions, elle est porteuse d’énergie.
Cette mémoire interpelle, parfois même par son absence.
C’est une bibliothèque plus ou moins bien rangée, ordonnée, où quelquefois la place manque et où il arrive que l’on se perde, où des souvenirs d’odeurs, d’images, de mots (maux) se bousculent.

Sur scène, 3 femmes interpréteront le rôle de Mina à plusieurs moments de sa vie, par le biais du théâtre et de la danse.

En lien avec la Mairie du Chambon-Feugerolles, nous proposons un projet intitulé « Souvenirs d’hier, mémoire d’aujourd’hui » autour du spectacle :

« La mémoire » est un vaste sujet qui ne laisse personne indifférent. Ce projet s’adresse à de nombreux publics, de la personne atteinte de troubles de la mémoire liés à son grand âge, à la personne ayant subi un choc émotionnel, ou atteinte d’un trouble cognitif suite aux accidents de la vie.
Autour de la pièce de théâtre « Dans ma bibliothèque à souvenirs », nous imaginons de nombreuses interventions (à travers le théâtre, la danse, le graphisme, la musique…) pour permettre à chaque participant de créer et construire à travers ses souvenirs et ses non-souvenirs. Les interventions seront restituées dans un livret réalisé à partir de témoignages, dessins et photos.

 

Photos : Grégory Sanchez
Service communication Le Chambon-Feugerolles

ADIEU MARTHE

…. une comédie chantée

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Les ami.es de Marthe montent sur scène à l’occasion d’une soirée-chansons qui se transforme en véritable show. Alice, Milou, Marie-Jo, Olivier, Jean-Luc et Bernadette assurent le spectacle sans complexe, accompagné.es  avec talent par un grand pianiste  « professionnel » qui sait les faire briller. Le pari est réussi : ils sont de véritables « vedettes » et le public est conquis.

Mais ce spectacle (en hommage à leur amie Marthe) est aussi un révélateur de toute la sensibilité et la sincérité de ces personnages dont les histoires et le quotidien sont bien éloignés des standards de la vie des stars.

Et qu’importe, car cette soirée est une belle occasion de prendre la parole : ils et elles ont des choses à dire,  de l’amour à partager, des anecdotes à raconter, des combats à mener.

Ils nous offrent des tranches de vie riches en émotions qui nous aident aussi à mieux connaître Marthe…

Spectacle façonné avec amour, à plusieurs et par petites touches

Robert BIANCHI comédien – chanteur
Claire GUERRIERI comédienne – chanteuse
Joël CLEMENT pianiste-comédien
Gil CHOVET chansons et compagnonnage
Didier POURRAT masques-scénographie-visuel
Nina BIANCHI costumes
Et aussi :
Isabelle BIANCHI, J.A. Touzet (Jalou Studio), Laurence BALLANDRAUX, Sandrine GELIN, Nicolas GIRE

Pourquoi des chansons ?

La chanson permet de raconter une vie ou, pour le moins, une tranche de vie en trois minutes.

La succession de chansons participe au côté épique de la vie de Marthe. Cela nous permet également d’explorer toute une palette d’émotions diverses.

Pourquoi des masques ?

L’utilisation de demi-masques, inspirés de la Commedia dell’Arte, permet aux spectateurs.trices d’être immédiatement en empathie avec le personnage, d’entrer tout de suite dans son émotion et ce qu’il a à nous raconter.

Les masques ouvrent la porte à la distanciation indispensable à l’aspect ludique que nous souhaitons donner à notre spectacle sans entraver le côté sensible. Nous pouvons ainsi jouer les émotions sans retenue.
Les interprètes utilisent leur technique de chanteur.se au service de la comédienne, du comédien.
Ce sont bien les personnages qui chantent, dans leur outrance corporelle et vocale, mais toujours en toute sincérité et sensibilité

Photos : JALOU STUDIO
Affiche : Didier Pourrat

ON AURAIT DÛ JOUER TARTUFFE

Ils auraient dû jouer TARTUFFE, mais de sombres circonstances ont rendu la chose impossible.
Alors voilà, la scène est éclairée, le public est là, acteurs et techniciens sont à leur poste… il ne manque que la pièce. Commence un périple dans ce qui constitue le pire cauchemar des gens de spectacle.
Le comédien, assisté de son acolyte musicien, est bien décidé à « assurer le contrat », offrir au public de quoi se divertir, penser, nourrir son esprit.

Le théâtre est une force vive dans laquelle ils puisent leur énergie et leur inspiration, Molière est leur bouée de sauvetage. Ils se laissent embarquer et embarquent les spectateurs dans cet étrange spectacle où l’inattendu est la seule ligne de conduite.

On aurait dû jouer Tartuffe

Ce spectacle parle clairement du Théâtre, de l’acte théâtral.

En intervenant en milieu scolaire, nous nous sommes aperçu que l’existence même du théâtre dans notre société « moderne » n’allait pas de soi.

Nous nous sommes donc efforcés-ées de montrer en toute sincérité en quoi consiste nos métiers, notre activité de créateurs-trices de pièces de théâtre.

  1. Pourquoi fait-on du théâtre ?

Sans jamais nier l’égocentrisme minimum nécessaire pour aller sur scène, celui-ci s’avère insuffisant pour en faire son métier pendant plus de trente années (la compagnie existe depuis 1982). Il est, par conséquent, indispensable d’avoir conscience que le théâtre est un lieu de partage citoyen et démocratique, un lieu de rendez-vous où, pendant un temps donné, nous échangeons notre vision du monde – ou d’une partie du monde – plus ou moins essentielle, plus ou moins futile.

Le théâtre nous offre l’opportunité d’être vivants-es individuellement et collectivement. Chacun-e peut se sentir chez soi, tant dans la salle que sur scène.

Ce spectacle s’évertue à montrer que chacun-e peut s’approprier cet espace, le faire sien. Nul n’est besoin d’être un grand penseur, il suffit d’accepter de se livrer en toute sincérité et en toute humilité.

  1. Comment faire du théâtre ?

C’est avec la même sincérité que nous avons choisi de dévoiler tous les processus de création que nous mettons en œuvre quand nous créons un spectacle. Nous avons souhaité partager avec le public le plaisir, l’amusement créatif qui nous anime à chaque fois.

Le théâtre est un jeu et c’est pourquoi il est très sérieux. Nous abordons chaque aspect de la création : la construction des personnages bien sûr, la mise en scène, mais aussi la construction des décors, des costumes, de l’éclairage, … Tout cela dans le même cadre ludique.

  1. Pourquoi Tartuffe ?

Il nous a semblé important d’ancrer notre travail dans l’Histoire du Théâtre (avec un grand H). Nous revendiquons une place, certes petite, mais une place quand même dans cette Histoire.

Dans notre pays, Molière est sans doute l‘auteur qui symbolise le plus cette Histoire. Il nous a légué des textes faits pour être joués et dans lesquels on retrouve toutes nos préoccupations précitées. Parmi ces textes, « LE TARTUFFE OU L’IMPOSTEUR », écrit par Molière en alexandrins, nous a semblé le plus opportun pour parler à la fois d’hypocrisie, et donc de sincérité, mais aussi de plaisir de jouer et du Théâtre en général.

On ne joue pas Tartuffe, et pourtant Tartuffe est là, en fil rouge, tout au long du spectacle.

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Video et photos : JALOU STUDIO

HISTOIRE D’UN PANTIN

De Gisèle Bianchi, d’après « Les aventures de Pinocchio » de Carlo Collodi

L’équipe

Nina Bianchi, Philippe Grenier, Sylvain Michel, Isabelle Bianchi, Robert Bianchi, Camille Gonzalez, Emmanuel Brouallier et Didier Pourrat.

Spectacle pour tous les publics

« Combien de contes des Mille et une Nuits tient-il dans une adolescence ? » Honoré de Balzac – La Comédie humaine

Une Oeuvre Universelle

Cervantès, Swift, Shakespeare… Ces auteurs avaient-ils conscience de l’impact qu’allaient avoir leurs écrits longtemps après leur disparition ?

La question se pose aussi pour Carlo Collodi, qui, en donnant naissance à Pinocchio, a créé une œuvre majeure, toujours d’actualité, aussi forte pour les enfants que pour les adultes, une de ces œuvres qui, pour peu qu’on s’y replonge de temps en temps, nous aide à vivre.

Difficile de définir ce qui fait l’universalité d’une œuvre, qu’une histoire purement fictionnelle, située dans une époque et un contexte défini, parle, continue à faire sens et à être « d’actualité » des siècles après avoir été écrite. Cela tient du prodige

UN ÉTRANGE CONTE DE FÉE « NOIR »

En choisissant de s’inspirer des « aventures de Pinocchio », l’intention de l’auteure n’était pas d’adapter fidèlement cette histoire pour elle-même.
Gisèle Bianchi a écrit un texte traitant de l’adolescence, plus précisément du parcours qui permet à une personne de se construire, de devenir adulte, de la difficulté à choisir sa vie…
Il s’agissait plutôt d’utiliser le roman de Collodi comme une base, un déclencheur, une amorce à la réflexion. Il aborde un sujet qui nous tient à cœur, en apportant une forte dose de fantaisie et d’onirisme qui donnent matière à nourrir l’œuvre théâtrale.

Il n’était pas question de transposer « les aventures de Pinocchio » à l’époque actuelle, ce qui en aurait indubitablement réduit la portée universelle. En revanche, cette pièce est imprégnée d’expérience personnelle, de confrontations avec des enfants, des adolescents, et des adultes eux-mêmes confrontés à des jeunes… Le texte a aussi évolué grâce aux multiples échanges avec l’équipe de réalisation, leur perception du texte, leurs préoccupations sur le thème.

Ce roman, aussi excentrique qu’inattendu dans son déroulement, raconte le cheminement qui va amener le pantin Pinocchio à devenir un être humain en chair et en os. En occultant le caractère fantastique de l’œuvre, on y voit le parcours qui mène de l’enfance à l’âge adulte ; « les aventures de Pinocchio » peut être lu comme un roman initiatique déguisé en étrange conte de fée.

Pinocchio est avant tout un enfant différent, prêt à tout pour être semblable aux autres.

« Les aventures de Pinocchio » est le récit d’un périple qui se déroule sur plusieurs années, alternant des courses folles parsemées de péripéties saugrenues à des périodes de pause dans ce qui ressemble à une lutte. Le pantin Pinocchio est avide de découvertes, accroché à ses rêves, et déterminé à devenir un véritable être humain.

Sa naïveté, mais aussi sa soif de découvertes, font de lui une proie idéale pour les « vendeurs d’illusions » et autres manipulateurs.

Chaque étape de ce roman est un choix qui se présente à Pinocchio, qui peine à distinguer le vrai du faux. Il est constamment tiraillé entre ce qui lui apparaît comme la voie à suivre, et ce que les autres attendent de lui.

En outre, ce roman pose la question de l’attitude de l’adulte à qui revient la tâche de transmettre et d’éduquer, mais qui peut selon le cas accompagner ou freiner l’enfant dans sa construction.

Carlo Lorenzini, dit Collodi, a écrit « les aventures de Pinocchio » sans enthousiasme, à la demande d’un journal, dans une période où il était fortement désabusé dans tous les domaines de sa vie. Ce feuilleton, destiné aux enfants, se terminait, dans sa première version, par le suicide du pantin Pinocchio. Les innombrables réclamations de ses jeunes lecteurs l’ont contraint à sauver son personnage, à prolonger l’histoire, qui est devenue un conte de fée unique en son genre.

A l’instar d’un Dickens, son contemporain, qui ne craignait pas de donner à voir à ses jeunes lecteurs combien les enfants qui n’avaient pas la chance d’être bien nés subissaient de maltraitances, Collodi ne craint pas d’aller dans la noirceur :
Pinocchio est à de nombreuses reprises confronté à la mort, la sienne et celle de ceux qui lui sont chers. Il est longtemps persuadé que son père, Geppetto, est mort en voulant le sauver ; alors qu’il revient vers la petite fée, il ne trouve que son tombeau, où il est écrit qu’elle est morte de désespoir d’avoir été abandonnée par son ami Pinocchio. Mais Pinocchio retrouvera Geppetto bien en vie dans le ventre du requin, et la fée sous les traits d’une jeune femme qui lui tiendra lieu de mère… Par contre, son meilleur ami mourra irrémédiablement dans ses bras, pour avoir, comme lui, suivi aveuglément les « marchands de paradis ».

Gisèle Bianchi, Janvier 2017

LA SOBRIÉTÉ AU SERVICE DE L’ONIRISME

Pinocchio vit dans un monde imaginaire, où tout est possible. Mais ses révoltes, ses préoccupations, ses aspirations, semblent être un condensé des états d’âme liés à l’adolescence.
Un petit nombre de comédiens et comédiennes donnent vie à un foisonnement de personnages, dont certains aussi étranges qu’excentriques.

L’utilisation de masques, de marionnettes, l’inventivité de la scénographie, de la musique et de la lumière, contribuent largement à créer l’univers fantastique inhérent à l’histoire.

Des représentations à mi-chemin entre le masque et la marionnette, pour des personnages à mi-chemin entre l’humain et l’animal.

Photos : JALOU STUDIO
Affiche : Didier Pourrat

Deux idiots et un seul chapeau

de Gisèle Bianchi.

L’équipe

Maud Terrillon, Isabelle Bianchi, Noël Faure, Robert Bianchi, Gisèle Bianchi, Emmanuel Brouallier et Martine Gautier.

Une farce masquée, en 3 actes. Inspirée autant des comédies de Molière que des machines à quiproquo de Labiche,  DEUX IDIOTS ET UN SEUL CHAPEAU revient sur les éternelles relations maître-esclave et les renversements de situations qui les accompagnent. L’histoire est à la fois simple et « tarabiscotée » : un patron abusif et corrompu, des employés qui se trouvent toujours là où on les attend le moins, un larcin qui dévoile de sombres escroqueries… et beaucoup d’apparences trompeuses.

La pièce met en scène huit personnages ; elle est conçue pour être interprétée par 4 comédiens et comédiennes.

Avec DEUX IDIOTS ET UN SEUL CHAPEAU, je poursuis mon exploration de divers types d’écriture théâtrale, puisant dans des œuvres d’une autre époque, mais nullement obsolètes : la facture du scénario s’inspire, parfois ostensiblement, des comédies de Molière autant que des « machineries » comiques d’Eugène Labiche : il repose sur des enchaînements de rebondissements, des personnages stéréotypés, marqués par leur condition sociale, proches des caractères de la Commedia dell’Arte.

Molière et Labiche fleurissent encore aujourd’hui dans le répertoire des compagnies, et sont à l’affiche dans de nombreuses programmations. Leurs comédies continuent à nourrir l’imaginaire et la virtuosité des acteurs, metteurs en scène et scénographes.

Dans DEUX IDIOTS ET UN SEUL CHAPEAU, on trouvera quelques-uns des ingrédients essentiels de ce type de comédies :

  • Personnages caricaturaux,
  • Apartés, quiproquos, situations outrancières,
  • Types de langages utilisés dans les dialogues variant selon la position  sociale des personnages,
  • Chansons qui ponctuent et commentent…
  • Cynisme de la conclusion.

L’histoire entre en résonance avec notre actualité, et n’est pas sans rappeler certains travers de notre société contemporaine. Elle n’est cependant pas à proprement parler située dans le temps ; cette intemporalité choisie permet de jouer plus aisément des références, des conventions théâtrales. L’utilisation de masques accentue le jeu avec le stéréotype. Sur un plan pratique, elle facilite le passage d’un personnage à un autre.

Gisèle Bianchi, Août 2015

L’utilisation des masques

Le stéréotype au service de son contraire

Le mode de vie, la position sociale conditionnent indiscutablement l’individu : son attitude, son langage, son apparence physique. Mais peut-on considérer la personne sur ces bases sans glisser dans le préjugé ? Il est communément affirmé que, tous, nous portons un masque ; cela semble signifier que chacun dissimule sa nature profonde, ne laissant apparaître de lui-même qu’une image fabriquée. Mais cette image, ce « masque » n’est-il pas, au moins en partie, modelé par le regard des autres, comme une inévitable projection d’un à priori, sur laquelle chacun a peu de prise.

Sur scène, le masque pose chaque personnage comme un stéréotype : il donne à voir une apparence immédiatement associée à un type de caractère, à un vécu (âge, style de vie) à un état d’esprit dominant. J’ai voulu partir du principe que chaque personnage  porte sur son visage non pas sa nature profonde, mais la vision que les autres ont de lui. L’apparence, l’expression figée dans la matière peut s’avérer trompeuse, cacher une personnalité plus complexe qu’il n’y parait.

Deux niveaux de jeu

L’histoire à proprement parler, traitée avec outrance à tous les niveaux (jeu d’acteur, costumes, masques)

Le (censé) « hors scène », le niveau « théâtre dans le théâtre », traité aussi dans la caricature et l’outrance. Ce niveau-là sera traité dans un prologue et un épilogue ; il pourra aussi faire de brèves apparitions à l’intérieur de la Farce, comme des accidents de parcours auxquels les comédiens feront face.

Séances Scolaires & Projet Pédagogique

Nous envisageons de chercher des partenariats, en vue de programmer des séances scolaires, en particulier pour les collégiens et lycéens. Parallèlement aux représentations, nous souhaitons proposer des rencontres, discussions, et des ateliers :

  • Autour du masque et de la commedia dell’arte,
  • Autour de l’écriture : Parallèle avec les comédies de Molière et Labiche
  • A propos de la structure classique : division en actes et scène…
  • Jeux d’écriture, en rapport avec la pièce

Nous sommes à la disposition des équipes pédagogiques qui souhaiteraient élaborer avec nous des thèmes d’intervention.

Photos : JALOU STUDIO
Affiche : Didier Pourrat

Eloignez-vous du quai

de Gil CHOVET

L’équipe

Robert Bianchi, Philippe Jallet, Gil Chovet, Isabelle Bianchi, Emmanuel Brouallier, Patrice de Saint Jean, Gisèle Bianchi, Romain Didier et Didier Pourrat.

 

A travers cette comédie tendre, Gil Chovet nous fait cette proposition : Eloignez-vous du quai.
Prenons un peu de recul pour regarder passer ce train, lancé à la vitesse d’un TGV, dans lequel nous voyageons tous, sans même connaître la destination.

« Le monde est rempli de gens qui ne savent pas où ils vont, mais veulent arriver très vite. » Tonino GUERRA

Un homme pose sa valise sur un quai de gare, où il est seul à attendre.
Le haut parleur annonce qu’un train sera en retard.
Ce n’est pas le sien, mais celui du quai d’en face, où attend une foule de gens, le public.
La situation est à l’image de la vie du personnage, toujours à contre courant, un type à l’envers, un inclassable, en délicatesse avec une certaine modernité …
L’homme commence à parler aux voyageurs du quai d’en face.
Un journal, abandonné, attire son regard.
L’homme, qui ne veut rien savoir du monde extérieur, est malgré lui attiré par un titre, jusqu’à se trouver happé par le contenu d’un article, d’une rubrique, d’une annonce… Tout ça va l’amener à se raconter un peu plus…

Ce personnage est tour à tour drôle, exaspérant, pathétique, toujours attachant, toujours ironique, mais une ironie… douce-amère, jamais agressive.

Le texte est de Gil Chovet, on ne s’étonnera pas d’y trouver quelques parties chantées, beaucoup de poésie, quelques coups subtilement portés au rythme effréné de notre modèle social.

« Une création poétique, drôle et tendre. Au son d’une guitare acoustique, la réflexion se pique d’humour et de profondeur. » (LE PROGRÈS – Décembre 2015)

 

SÉANCES SCOLAIRES proposées à partir de la classe de 4ème

Avant le spectacle, Robert Bianchi propose de rencontrer les élèves dans leur classe et d’échanger autour de la pièce « Eloignez-vous du quai » afin de les préparer à la représentation.
Le comédien propose d’ouvrir une réflexion plus globale sur l’opportunité de pratiquer ce moyen d’expression qui existe depuis la nuit des temps.
Le théâtre a-t-il toujours sa place dans nos sociétés modernes ?
Après le spectacle, l’équipe sera disponible pour répondre aux questions des élèves lors d’un échange informel.
Il est également envisageable, à la demande des enseignants, d’intervenir à nouveau dans les classes après la représentation.

Photos : Patrice de Saint Jean
Affiche : Didier Pourrat

 

L’ombre des Reines

Adaptation du texte d’Evelyne PIEILLER

Monologue sur fond noir, écrit comme un tango, rythmé par les pas de joueurs de billard de l’arrière salle d’un bar, les cris effrénés d’une mouette, ou encore le cliquetis de talons aiguille sur le bitume est la suite de ce travail d’approfondissement autour du monde du Tango et de l’Argentine.

L’EQUIPE

Robert Bianchi, Tom Jallet, Isabelle Bianchi, Emmanuel Brouallier, Lise Pereira, Philippe Jallet, Camille Gonzalez, Frédéric Giroudon

L’HISTOIRE

« Dans la lumière de la bougie, vous êtes aussi secrète, Madame, qu’une lettre qu’on aurait perdue. »
Dans un petit bar (de Buenos-Aires peut-être, ou Montevideo, ou ailleurs, là-bas !), un homme, en quête d’amour ou d’amitiés, vient déverser ses souvenirs au rythme d’un tango.
Il se raconte à la serveuse du bar, si semblable à sa mère, cette danseuse de tango belle et mystérieuse.
Au fond du bar, une étrange salle de billard… et les sons des pas des joueurs.
A l’extérieur, un brasero, à l’image d’une histoire douloureuse de l’argentine et ses nombreux disparus, une musique au loin, parfois tango, une mouette, une passante…
« Il a été effacé, le camarade. Effacé. Peut-être que nous sommes les derniers survivants. Que tout autour de nous a disparu, englouti par le blanc. »

L’AUTEUR

Evelyne Pieiller, Membre de la rédaction du Monde Diplomatique et de la Quinzaine Littéraire, est l’auteur de nombreux romans (éd : Gallimard, Maurice Nadeau et Plume…), de traductions (éd : L’Arche) et pièces de Théâtre (éd : Christian Bourgois),  toutes jouées nationalement et internationalement (Allemagne, Portugal, Belgique).
Elle a également collaboré au cinéma (scénario) avec Marco Ferreri (Y’a bon les Blancs), Emilio Pacull, Valeria Sarmiento, etc…

PASSÉ / PRÉSENT

ou comment mêler jeu d’acteur et de musicien à des projections d’images dessinées ?
Quand les fantômes du souvenir s’immiscent dans la réalité du présent :
Le temps est suspendu au récit d’un homme dont on ne connaît rien si ce n’est son statut de « fils de danseuse de tango de lupanar ». Il lutte avec ses souvenirs d’enfance, il restitue les sons et les images de son passé, sa mère, sa « reine » d’alors et ses amants.
« Elle dansait. Ce n’était pas très loin d‘ici, vous savez ça ? Il y a quoi, quinze ans. Vingt ans. Trente ans, peut-être bien. Quel âge vous me donneriez, Madame ? J’ai du mal à comprendre qu’aujourd’hui, je suis plus vieux que ma mère quand elle dansait. »
Parfois, le passé et l’ailleurs ressurgissent au milieu des mots et des notes de musique, sous la forme d’une bande dessinée en noir et blanc dont les planches sont projetées en arrière-plan.
La musique sera tango, ou rythmes ou sons, à l’écoute du jeu, et réciproquement.

Tel le vagabond de Charlie Chaplin, le protagoniste de « L’ombre des reines » s’amuse avec pudeur de ses propres peines. On retrouve dans le monologue d’Evelyne Pieiller, cette émotion, cette fragilité digne des « Lumières de la ville ». C’est un combat entre le passé et le présent d’un homme, une lutte contre le souvenir. Il veut rire  des fantômes, ces tangos qui trottent dans sa tête.
Les souffrances de l’Argentine racontées dans le tango sont présentes dans le texte, à travers les souffrances du protagoniste.
« Vous avez oublié mon eau minérale, Madame,  même le gosier sec et même sans vous, je parlerai. Je parlerai au miroir d’en face. J’ai l’habitude. Un tout petit peu douteux, le miroir. Comme le sol, d’ailleurs. Des mégots, des papiers, et je passe le reste. C’est relâché chez vous, Madame. »

Conception graphique : JALOU STUDIO / Photos : Rémy PERRIN

Au bout du banc

de Gisèle Bianchi

L’équipe

Rémi Ploton, Robert Bianchi, Martine Gautier, Isabelle Bianchi, Patrice Lattanzi, Emmanuel Brouallier, Camille Gonzalez, Martine Gautier, Gisèle Bianchi.

 

Un banc, public et isolé, lieu de rencontres, de croisements, de Rendez-vous … de rêves … mais prudence : Un Don Juan peut en cacher un autre !

D’inquiétantes Transactions d’un jour s’y déroulent… Un banc sur lequel on ne s’assoit pas à la légère, Bisquerille !! Avec Tout ce qu’on entend !!

Petites monstruosités ordinaires, pointes de cynisme dans le quotidien de personnages d’aujourd’hui…

Une esquisse à grands traits de quelques-uns des aspects du petit monde des humains d’Occident, ou la banalité et l’ignominie font parfois bon ménage…

3 comédiens et 1 banc public constituent le dénominateur commun des 5 courtes pièces qui composent ce spectacle par ailleurs résolument hétéroclite : Comédie de moeurs, vaudeville musical, humour noir, comédie burlesque et masquée, et farce « charabiesque » se succèdent, déployant quelques-unes des innombrables facettes du théâtre.

Affiche : Didier Pourrat

Pas sur le piano

comédie de Gil Chovet

 

L’équipe

Patrice Lattanzi, Robert Bianchi, Florent Mathevet, Emmanuel Brouallier, Camille Gonzalez, Ghislaine Ducerf, Gisèle Bianchi

 

Le contenu

Nous sommes dans un café restaurant, un « Routier », désert depuis que l’autoroute a détourné le flux des camions. L’action se déroule en temps réel, en une époque  très peu déterminée.

 

Dans ce lieu délaissé, qui a pour vocation d’être animé et bruyant, les seules transgressions au silence sont de grands airs classiques admirablement interprétés sur un piano à queue par Mozart, non pas Wolfgang Amadeus, un Mozart d’occasion, resté accroché comme un naufragé à son piano lorsque tous ont abandonné le navire. Il est déconnecté du réel, il pratique à merveille « l’art de la fugue », dans une introspection permanente.

Pipo, camionneur un peu hâbleur , grand raconteur d’histoires, débarque dans cette ambiance insolite. Lui n’a que faire de l’absolu, il aime le contact, grappillant ça et là des histoires qu’il raconte volontiers dans des déferlements de paroles.

Il s’établit pourtant entre les deux personnages un dialogue aussi cocasse que surprenant, débordant d’humour et fleurant bon l’absurde : il y est question de portes qui parlent, de chiens qui font des claquettes, de quête de la coupe à petit pied…

 

Ensemble ils entonnent quelques chansonnettes truculentes et néanmoins pleines de tendresse, de celles qui tirent leur pouvoir émotionnel du fait qu’elles font partie de l’histoire de chacun.

 

La relation de Pipo et Mozart va progressivement évoluer vers une compréhension réciproque, puis une collaboration hautement « artistique » nourrie de ces deux courants opposés.

Photos : Anne-Hélène Robic et Georges Maurin - Affiche : Didier Pourrat

La chemise de l’homme content

de Gisèle Bianchi, d’après un recueil de contes d’Italo Calvino

L’équipe :

Gisèle Bianchi, Patrice Lattanzi, Robert bianchi, Martine Gautier, Emmanuel Brouallier, Ghislaine Ducerf, Pascal Essertel, Camille Gonzalez, Didier Pourrat et Isabelle Bianchi.

Affiche : Didier Pourrat

 

Sur un fond de truculente « comédie-spaghetti », une expédition dans l’univers cocasse, déjanté et fantasmagorique des contes populaires italiens, un monde dont Italo Calvino dit qu’il est « d’une telle richesse, d’un tel jeu de clins d’œil entre le réel et l’irréel qu’il n’a rien à envier aux traditions légendaires plus célèbres des pays germaniques, nordiques et slaves. »

Les Personnages :

Stefano, italien, intarissable et chauvin
Irène, pragmatique et débordée
Un livreur sachant livrer avec bonhomie
La nonna, qui ne rate pas une occasion de s’engouffrer  dans l’irréel

Et aussi

Quelques rois excentriques
Une paysanne charismatique
Jésus et son éternel souffre-douleur, Saint Pierre
Une étrange sorcière
Une gamine effrontée
Un ivrogne pourfendeur de monstres…

Photos : Vincent Jolfre

« L’idée, c’est-à-dire l’imagination, est le gouvernail et la bride des sens, dans la mesure où c’est la chose imaginée qui met le sens en branle. » Léonard de Vinci

Les contes italiens au service de la comédie

Avant d’écrire « la chemise de l’homme content », je me suis plongée dans l’énorme recueil en 4 volumes des contes populaires italiens, retranscrits et réunis par Italo Calvino au début des années 50. Le titre de la pièce est directement emprunté à l’un d’entre eux.
Lorsqu’il est question de contes traditionnels, on pense à des histoires venues du Nord, des pays slaves ou arabes, de l’Orient des Milles et une nuits…
On connaît bien peu les contes italiens, et pourtant… La tradition orale de ce pays nous a laissé des histoires étonnantes, d’une variété infinie, qui semblent avoir puisé leur richesse dans tous les coins du monde. Leur plus grande particularité réside dans le fait qu’elles empruntent largement et sans ménagement à la religion catholique.

Tout ceci représente un joyeux mélange : On y côtoie des sorcières cruelles ou espiègles et de jeunes paysannes pauvres mais futées, des rois dont les palais sont si proches qu’ils pourraient presque converser d’un donjon à l’autre, des princesses de conte de fée au pays des Mille et une nuits… Parfois, au lieu de l’ogre, c’est le diable qui est à redouter ; les fées cèdent alors  la place aux anges ; des personnages totalement profanes côtoient Saint Antoine ou Saint Joseph ; Jésus et Saint Pierre constituent un duo burlesque, digne de Laurel et Hardy… Magie et outrance sont omniprésentes, et si ces contes sont souvent empreints d’une grande violence, celle-ci n’est pas sans rappeler les dessins animés de Tex Avery.

 « …ce fond de merveilleux populaire italien est d’une telle richesse, d’une limpidité, d’un chatoiement, d’un jeu de clins d’œil entre le réel et l’irréel tels qu’il n’a rien à envier aux traditions légendaires plus célèbres des pays germaniques, nordiques et slaves. » Italo Calvino

Ces contes présentent aussi bien un intérêt poétique qu’ethnographique et social.

Ils expriment cet imaginaire intarissable d’un peuple parmi les plus divers qui soient.

Le texte joue à mélanger les langues française et italienne, avec le souci constant que tout puisse être compris par tous.
Il Joue sur la limite entre le théâtre et la vie, s’amuse de la confusion qui en résulte.
Les personnages sont dans l’excès, les situations dans le débordement…
Il n’était pas question de réaliser un spectacle de contes, mais bien de puiser dans  cette inestimable réserve d’histoires afin d’en extirper la matière principale d’une pièce écrite dans l’esprit de la comédie italienne, privilégiant la truculence, l’humour et la satire sociale, tout en accordant une place de choix à la magie et à la fantasmagorie.

Gisèle Bianchi, Juin 2007

Résumé

Nous sommes dans un drôle de café qui a quelque chose d’une taverne, d’un estaminet… le principal espace de vie des protagonistes.

Stefano est italien, installé en France pour être avec Irène ; il demeure cependant très nostalgique de son pays, et ne fait aucun effort pour apprendre à parler correctement la langue française. Il ne se tait pas pour autant : pour lui, tout est prétexte à raconter des histoires, dans une langue bien à lui, mélange d’italien, de vrai français et d’un charabia de son cru.

Cette éternelle insouciance exaspère Irène, qui garde les pieds sur terre et un œil sur les comptes. Bien que toujours sensible aux sérénades, elle se doit de faire « marcher la boutique ».

Leur divergence de caractère est cause de bien des chamailleries, qui agacent la « nonna », la mère de Stefano. La vieille dame, lorsqu’elle ne ronchonne pas, s’évade en de fantastiques incursions au cœur de son imaginaire…

Un 4ème personnage, un livreur débonnaire et joueur, s’attarde volontiers et intervient avec pertinence dans ce petit monde.

Et puis il y a Saint Antoine et Jésus, un drôle de bonhomme tout couvert d’algues, une sorcière espiègle et une gamine effrontée, et aussi un vieux grimoire…

Les personnages de contes ont une fâcheuse tendance à faire intrusion dans le réel, par la magie du théâtre, faite de petits riens… les limites entre la « vraie vie » et le monde de l’imaginaire se fondent et se confondent.

Quelques extraits de presse :

…un drôle de ramdam linguistique et gestuel, une comédie étourdissante……ce dernier spectacle de la Tarlatane vaut son pesant d’humour et de fantasmagorie. Un rire gourmand. (Gillette Duroure – le Progrès St-Etienne )

« La chemise de l’homme content » : une représentation sans pli.…Le résultat est à la hauteur du projet : impressionnant. …Le public en redemande. Il est vrai qu’avec cette chemise-là, il était impossible de se prendre une veste. (Mathieu Lambert – Le Progrès de l’Ondaine)

Photos : Henri-Jacques Bourgeat