Dans ma maison de papiers, j’ai des poèmes sur le feu

de Philippe Dorin

L’équipe :

Sophie Pastrana, Isabelle Bianchi, Patrice Lattanzi, Didier Pourrat, Robert Bianchi, Emmanuel Brouallier, Pascal Essertel, Ghislaine Ducerf, Gisèle Bianchi.

Il est dans ma maison de papier, un promeneur et son double qui tour à tour vont diriger le cours de l’histoire… l’un mène le jeu avec ses mots…, l’autre avec les notes qui sortent de sa clarinette.

Il est dans ma maison de papier, une petite fille. Elle installe son décor, son univers, zoome sur sa maison qu’elle éclaire et éteint à son gré…

Il est dans ma maison de papier, une vieille dame, vieille dame que le promeneur, accompagne vers la mort (tel Charon le long du Styx).

Ainsi, elles passent du rêve à la réalité et de la réalité au rêve.

Comme dans le conte de Hans Christian Andersen, c’est dans la flamme de l’allumette que la petite fille recherche « le mot qui pourrait faire revenir quelqu’un… »,  C’est cette flamme qui dirige ses rêves !

Très vite la petite fille comprend et accepte que les illusions de l’enfance ne sont qu’illusions…

Très vite elle grandit et apprend pour transmettre à son tour.

La petite fille d’Andersen sait que la vision de sa grand-mère est éphémère, le temps d’une flamme d’allumette. La petite fille de Philippe Dorin comprend que la vie est éphémère et que c’est vers la mort que se dirige la vieille dame.

Photos : Vincent Jolfre
Affiche : Didier Pourrat